Militant, pas voyou

 

Trois procès en septembre, octobre dont certains pour des faits remontant à la lutte pour la retraite à 60ans de 2010.

Tous ces procès concernent des salariés qui se sont battus pour des droits, des emplois.

 

Tribunal pour 16 salariés d'AirFrance: 27 septembre 2016 à Bobigny

C'est aujourd'hui et demain, mardi 27 septembre 2016, que passent au tribunal, à Paris, 16 salariés d'Air France qui ont juste eu le tort de se battre et de ne pas accepter les plans de suppressions d'emploi. C'est le procès dit "de la chemise arrachée"

Sur les 16 , 11 sont accusés de "dégradations", concrètement d'avoir forcer la grille du siège social et et 5 de "violences en réunion", c'est-à-dire d'avoir arraché la fameuse chemise. Les cinq sont déjà licenciés par AirFrance.

 Des infos sur le site de la CGT AirFrance:

http://www.cgtairfrance.com/Doc/2016/N282016.pdf

 

Tribunal  pour un syndicaliste : 27 septembre 2016 en appel à Grenoble

http://www.cgt-hopital-moze.fr/blog/syndicaliste-pas-voyous/

 

Tribunal pour 8 ex-salariés GoodYear en appel: 19 octobre 2016 à Amiens.

http://blog.cgt-goodyear-nord.com/

 

A Toulouse le 1er septembre: un syndicaliste Solidaires et un CGT:

http://www.ladepeche.fr/article/2016/09/01/2409885-manifs-deux-syndicalistes-au-tribunal.html

 

Justice de classes: quel vilain mot!

Il y a des années de cela, on parlait de justice de classes. Le terme est tombé en désuétude, trop ringard, dépassé, on est dans un monde moderne, il n'y a plus d'ouvriers, donc plus de lutte de classes et donc une justice égalitaire et pas une justice de classe.  Ah oui?

 

Pourquoi tous ces procès? Y a-t-il procès quand les entreprises ne respectent pas le code du travail? non!

Y a-t-il procès quand des entreprises licencient et mettent sur le carreau des milliers de salariés, tout en augmentant les dividendes des actionnaires de 11%? Non. Comment les journalistes osent-ils parler de violence pour une chemise arrachée et de fatalité somme toute pas trop grave pour parler de "suppression d'emploi". Car un patron ne licencie pas, il supprime des emplois, il faut bien mesurer la subtilité. En supprimant un emploi, le patron ne s'attaque pas au salarié, juste à l'emploi, quelque chose d'anonyme, qui n'a pas de réelle existance, juste un chiffre dans un tableau. Alors quand cet "emploi" lui arrache sa chemise, forcément il est surpris!! Et là les patrons disent stop.

Relevons la tête , c'est vraiment la chose à faire en ce moment, quelque soit la manière.

  • LOI TRAVAIL 2 et AUSTERITE

    public et privé, tous concernés pour nos droits et nos salaires

    Le 12 septembre 2017

    TOU.TE.S EN GREVE !

     
  • Fonctions publiques:

    Manif pour les créations de postes et augmentation du point d'indice

    7 mars 2017 à 11h

    devant le CHU à Nantes

     

 Derniers articles en ligne

Copyright © 2017 Site de la CGT Nantes métropole - Tous droits réservés
Joomla! est un Logiciel Libre diffusé sous licence GNU General Public